Coupe d'algérie

Equipe d’Algérie : Les erreurs fatales de Vladimir Petkovic et la fin d’un cycle pour Mahrez

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L’élimination des Verts en quarts de finale de la CAN 2025 contre le Nigeria (2-0) provoque une vive douleur. Certes, l’arbitrage du Sénégalais Issa Sy a brisé l’élan algérien. Cependant, les décisions tactiques de Vladimir Petkovic portent une lourde responsabilité dans cet échec.

Le déclin de Riyad Mahrez : Un poids pour l’attaque

Il faut désormais regarder la vérité en face concernant le capitaine. Riyad Mahrez n’affiche plus le niveau exceptionnel des années 2015-2022. En effet, son rendement en équipe nationale a chuté de manière inquiétante. Désormais, il gagne très peu de duels lors de ses tentatives de dribbles.

Au mieux, il se contente d’obtenir un coup franc. Malheureusement, ses coups de pied arrêtés ont perdu leur précision d’autrefois. En outre, son implication défensive est devenue quasi nulle. Face aux colosses nigérians, le jeune Belghali a dû se battre seul sur le flanc droit. Par conséquent, il a fini par être totalement dépassé par les événements.

Le milieu de terrain : L’échec du système Zerrouki

Ensuite, l’analyse du milieu de terrain révèle des failles béantes. L’incorporation de Ramiz Zerrouki d’entrée de jeu s’est révélée contre-productive. Bien qu’il ait offert un ballon superbe à Boulbina contre la RD Congo, son rendement global reste chaotique.

Contre le Nigeria, le joueur de Feyenoord a été totalement absent des débats. De ce fait, Hicham Boudaoui a rapidement baissé de rythme. Ce dernier s’épuisait à colmater les brèches seul face à l’impact physique adverse. Le manque d’équilibre dans cette zone névralgique a condamné les ambitions algériennes.

L’absence d’un vrai numéro 9 : Une erreur fatale

Par ailleurs, jouer sans véritable attaquant de pointe comme Baghdad Bounedjah est une erreur flagrante. Cette absence a grandement soulagé la défense nigériane. Sans point d’appui, les ailiers n’ont jamais trouvé de solutions pour créer le danger.

Pourtant, l’entrée de Bounedjah à la 75e minute face à la RD Congo avait transformé l’équipe. Dès son apparition, les Verts étaient devenus menaçants. À l’inverse, contre le Nigeria, l’attaque est restée muette avec zéro tir cadré. De même, un talent comme Ilan Kebbal n’a pas reçu le temps de jeu nécessaire. Il vient pourtant de briller avec le Paris FC en offrant une passe décisive contre le PSG.

Un manque de réactivité flagrant sur le banc

Enfin, on peut légitimement reprocher à Petkovic son attentisme. L’Algérie a frôlé la correctionnelle dès la première mi-temps. Malgré ce constat, le sélectionneur n’a procédé à aucun changement au retour des vestiaires.

Cette passivité a conduit à la catastrophe en seulement dix minutes. Pourtant, Petkovic a admis ses erreurs après la rencontre. Il reconnaît que ses choix n’ont pas permis de contrer la puissance des “Super Eagles”. Dès lors, le chantier pour le mois de mars s’annonce immense.

Cap sur 2026 : Reconstruire sans les cadres en déclin

Désormais, le regard se tourne vers la Coupe du Monde 2026. Le retour d’Amine Gouiri et potentiellement de Youcef Belaïli renforcera l’attaque. Toutefois, cela ne sera efficace qu’à condition de ne plus dépendre de Mahrez.

Le duo Maza – Hadj Moussa représente l’avenir et fonctionne déjà à merveille. Petkovic devra aussi intégrer de nouveaux profils comme Achraf Abada pour solidifier la défense. Le prochain stage sera décisif pour bâtir une équipe capable de défier l’Argentine de Messi et l’Autriche lors du mondial. algerie.football

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