Tempête à la CAF : Les révélations explosives de Romain Molina après la finale de la CAN
“Fils de…” et bousculades : L’esclandre de Fouzi Lekjaa
Tout bascule 48 heures avant la finale, lors de l’Assemblée Générale de la CAF. Le président de la Fédération Nigériane de Football (NFF) interpelle Patrice Motsepe sur les dysfonctionnements de la compétition et le niveau de l’arbitrage.
Cette sortie provoque la fureur de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine et homme fort de l’instance. Selon Molina, une violente altercation éclate devant témoins :
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Une agression verbale inouïe : Lekjaa aurait abreuvé son homologue nigérian d’insultes personnelles d’une grande vulgarité.
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L’argument de l’ingratitude : Le point le plus troublant reste cette phrase lancée par Lekjaa au dirigeant nigérian, l’accusant d’être un “ingrat” après “tout ce qu’il avait fait pour lui”.
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Une bousculade physique : La tension est telle que les entourages ont dû intervenir pour séparer les deux hommes.
La question qui fâche : Qu’a fait Lekjaa pour le Nigeria ?
Cette accusation d’ingratitude soulève une interrogation majeure : quel type de “faveurs” un président de fédération peut-il accorder à un autre au sein de la CAF ? Si Molina ne lie pas directement ces propos à un match précis, l’ombre du quart de finale Algérie-Nigeria plane inévitablement sur cette affaire. Et on se pose des questions sur le propos de Lekjaa.
Lors de ce match, l’arbitrage a été la cible de critiques acerbes. Deux penalties flagrants auraient été oubliés pour l’Algérie par l’arbitre central Issa Sy, sans que la VAR ne juge nécessaire d’intervenir.
Le cas Pierre Atchou : Un passif récidivant
La présence du Gabonais Pierre Atchou à la VAR lors de ce Algérie-Nigeria ravive des souvenirs douloureux pour les Fennecs. Lors de la CAN 2023, lors du match Algérie-Burkina Faso, Atchou occupait déjà le poste d’arbitre VAR. À l’époque, il avait refusé de signaler deux actions extrêmement litigieuses en faveur de l’Algérie.
Le fait que cet arbitre se retrouve à nouveau impliqué dans des décisions contestées défavorables à l’Algérie, au profit du Nigeria, pose la question d’un éventuel “renvoi d’ascenseur” politique, surtout à la lumière des propos de Lekjaa sur les services rendus au président nigérian.
Une institution sous influence
Pour Romain Molina, ces incidents sont le symptôme d’une CAF “vampirisée” par des lobbys étatiques (Maroc, Rwanda, Égypte).
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L’impunité des dirigeants : Malgré ses comportements agressifs répétés, Fouzi Lekjaa semble intouchable au sein du Comité Exécutif.
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Une administration hors-la-loi : Le Secrétaire Général, Véron Mosengo-Omba, continuerait de gérer l’instance et de signer des contrats alors qu’il a dépassé la limite d’âge légale depuis octobre.
“La CAF est aujourd’hui une maison vide où les décisions se prennent selon des intérêts personnels et politiques plutôt que sportifs”, résume le journaliste.
La commission de discipline de la CAF est désormais sous pression. Sanctionnera-t-elle ces écarts de conduite, ou confirmera-t-elle l’état de déliquescence dénoncé par les observateurs ?. algerie.football
