L’Algérie atomise le Guatemala (7-0) : Un festival à Gênes avant le crash-test uruguayen
GÊNES (Italie) – Dans une ambiance méditerranéenne, l’Algérie a fait voler en éclats la défense du Guatemala (7-0). Si le score est flatteur et la manière séduisante, la faiblesse de l’opposition impose une prudence de rigueur avant le choc face à l’Uruguay.
Un festival offensif face à une opposition limitée
Sur la pelouse du Stade Luigi-Ferraris, les Verts n’ont pas fait de détails. Appliqués et percutants, les hommes d’Alger ont rapidement pris la mesure d’une équipe guatémaltèque totalement dépassée. Cependant, il serait dangereux de s’enflammer. La “Bicolor” s’est présentée à Gênes comme une équipe sans boussole, orpheline de son sélectionneur principal, Luis Fernando Tena. Le technicien de 68 ans, récemment opéré de la vésicule biliaire au Mexique, a dû laisser les rênes à son adjoint Salvador Reyes. Sans leur guide habituel, les Centraméricains ont sombré, aidés par un gardien de but en plein cauchemar, dont les sorties hasardeuses et les fautes de main ont facilité la tâche des attaquants algériens.
Abada et Titraoui : les satisfactions individuelles
Malgré la faiblesse de l’adversaire, certains joueurs ont marqué des points précieux. Yacine Titraoui a régné sur l’entrejeu, dictant le tempo avec une maturité impressionnante pour son jeune âge. Mais l’image du match restera sans doute le coup d’éclat d’Achraf Abada. L’international algérien a gratifié le public d’un but de classe mondiale, mêlant technique pure et inspiration, confirmant qu’il est en pleine possession de ses moyens. Ces performances individuelles valident les choix tactiques récents, même si elles demandent confirmation face à un bloc plus compact.
Mardi à Turin : l’heure de vérité face au système Bielsa
Le véritable test pour l’Algérie ne se situait pas à Gênes, mais bien ce mardi à Turin. Les Verts y affronteront l’Uruguay du “Maestro” Marcelo Bielsa. Le théoricien argentin, qui s’apprête à disputer sa troisième Coupe du Monde après ses passages sur les bancs de l’Argentine et du Chili, proposera un défi tactique d’une tout autre dimension. L’Algérie passera d’une équipe sans entraîneur à une machine de pressing parfaitement huilée.
Un Uruguay miraculé face aux Three Lions
Si l’Uruguay arrive à Turin après un match nul (1-1) arraché contre l’Angleterre hier, les statistiques cachent une réalité plus complexe. La Celeste a été outrageusement dominée par les Anglais : 63% de possession pour les Three Lions, 7 corners à 0, et seulement un petit tir cadré pour les Sud-Américains. Pourtant, la résilience uruguayenne a payé. Menés jusqu’au bout du temps additionnel, ils ont égalisé grâce à un penalty de Federico Valverde à la 94e minute. Ce nul miraculeux prouve une chose : même dominée, l’équipe de Bielsa ne lâche rien. Un avertissement clair pour les Verts. algerie.football
