Mondial 2026 , Algérie – Jordanie : Révolution en vue chez les Verts après le naufrage argentin
Après une entrée en lice catastrophique face à l’Argentine, l’Équipe Nationale d’Algérie joue déjà sa survie dans ce Groupe J de la Coupe du Monde 2026. Face à la Jordanie, Vladimir Petkovic va devoir trancher dans le vif. Fini les statuts intouchables : entre apathie, complexe d’infériorité et manque criant de grinta, le sélectionneur s’apprête à bouleverser son onze de départ.
Il faut dire les choses telles qu’elles sont : face à l’Albiceleste, les Verts n’ont pas mouillé le maillot. Tétanisée, l’équipe a joué avec un complexe d’infériorité inacceptable à ce niveau. Pour espérer l’emporter face aux courageux Jordaniens, des changements drastiques s’imposent, de la cage jusqu’à la pointe de l’attaque.
Le poste de gardien et l’axe central sur la sellette
Le chantier commence par le poste très sensible de gardien de but. Zidane, pourtant le préféré de Petkovic, voit sa place sérieusement menacée par Benbout. Le portier titulaire porte une lourde responsabilité sur les deux premiers buts inscrits par Lionel Messi, mais il serait injuste de l’accabler seul.
La défense centrale et le milieu ont brillé par leur passivité. L’attitude de Mandi, qui a préféré reculer plutôt que de sortir sur Messi pour tenter de le bloquer, est symptomatique d’une arrière-garde aux abois. Pour pallier ces errances, Petkovic étudie plusieurs pistes :
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Zinedine Belaïd pourrait intégrer l’axe de la défense à la place de Ramy Bensebaïni.
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Ce dernier glisserait alors sur le flanc gauche pour remplacer un Rayan Aït Nouri qui n’a absolument pas brillé face aux Argentins.
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Sur le côté droit, Belghali devrait logiquement sauter après une prestation décevante, pour être remplacé par Hedjam.
L’option tactique : Le sélectionneur pourrait même revoir tout son système et passer à une défense à trois composée de Belaïd, Mandi et Bensebaïni, avec pourquoi pas l’intégration de la surprise Achref Abada.
Un milieu de terrain à réanimer
Dans l’entrejeu, Boudaoui et Bentaleb se sont transformés en de simples spectateurs privilégiés du récital de Lionel Messi. Une passivité fatale qui devrait leur coûter leur place. Il faut donc s’attendre à l’incorporation de Ramiz Zerrouki pour ramener de l’impact à la récupération. L’autre alternative séduisante se nomme Titraoui. Avec sa vivacité et son engagement total, sans calcul, il a le profil idéal pour réveiller un milieu amorphe.
Côté animation, l’entrée en jeu d’Houssem Aouar en seconde période n’a strictement rien apporté. Le constat est dur, mais il s’impose : actuellement, ce joueur n’apporte rien à l’Équipe d’Algérie. À la lumière de ces lacunes, l’absence d’Ilan Kebbal dans la liste des 26 résonne comme un acte manqué. Avec 9 buts et 5 passes décisives en 31 matchs sous les couleurs du Paris FC, sa présence aurait été bien plus judicieuse et aurait apporté cette étincelle créative qui fait tant défaut aux Verts.
L’attaque : Maza et Chaïbi, seuls rescapés ?
Dans le secteur offensif, les places valent très cher. Aujourd’hui, seuls Maza et Chaïbi semblent assurés de figurer dans le onze de départ face à la Jordanie. Le reste des attaquants se trouve sur un siège éjectable.
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À droite : Hadj Moussa débutera sûrement sur le banc. Sa prestation face à l’Argentine a été totalement parasitée par la présence gênante de Belghali, qui a constamment occupé son espace. Les Argentins ayant parfaitement verrouillé le côté droit algérien, le jeu a dû basculer de l’autre côté.
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Dans l’axe : Amine Gouiri s’est retrouvé dramatiquement esseulé. Auteur de très peu d’appels, il n’a jamais pesé sur la défense adverse, faisant regretter le profil de déménageurs et l’impact physique de buteurs comme Baghdad Bounedjah ou Islam Slimani.
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À gauche : Le couloir sera très probablement confié à la flèche Amoura ou à Boulbina, avec la mission de dynamiter la défense jordanienne.
L’ombre de l’Autriche plane déjà
Cependant, la tactique a ses limites. Tous ces changements techniques et tactiques ne vaudront rien si l’équipe ne se donne pas à fond. Face à la Jordanie, il faudra impérativement retrouver la grinta pour l’emporter, et de préférence avec une bonne marge sécurisante.
Car le dernier match de poule ne fera pas de cadeaux. L’Autriche représentera un niveau de difficulté supérieur. Ce sera une confrontation face à une équipe extrêmement physique, adepte du pressing haut et constant. Exactement le genre d’adversité que l’Algérie déteste affronter, comme l’avait cruellement mis en évidence le passé face au Nigeria. L’heure n’est plus aux calculs pour les hommes de Petkovic : c’est le moment de la révolte. algerie.football
