Mondial 2026 : Espagne – Argentine (1-0) : la Roja décroche une deuxième étoile mondiale- Vidéo
L’Espagne est de nouveau au sommet du football mondial. La Roja a remporté la Coupe du monde FIFA 2026 en dominant l’Argentine (1-0, après prolongation), dimanche, au New Jersey Stadium de New York, aux États-Unis. Quinze ans après son premier sacre en Afrique du Sud, la sélection espagnole inscrit une nouvelle page de son histoire grâce à un succès construit sur une maîtrise collective impressionnante. Ferran Torres a offert le but de la victoire à la 107e minute, au terme d’une finale où les Espagnols ont largement dominé les débats face à une Albiceleste méconnaissable.
Une domination espagnole sans partage
Dès le coup d’envoi, l’Espagne a imposé son rythme. Son jeu de possession, son pressing et sa qualité technique ont rapidement étouffé l’Argentine. Les hommes de la Roja ont monopolisé le ballon et multiplié les séquences offensives.
Malgré cette emprise, Emiliano Martinez a longtemps maintenu les siens dans la rencontre. Le gardien argentin a réalisé onze arrêts, établissant le meilleur total pour un portier en finale de Coupe du monde depuis 1966.
L’Argentine, en revanche, n’a jamais trouvé la moindre solution offensive. L’équipe sud-américaine n’a cadré aucun tir pendant les 90 minutes réglementaires et les prolongations. Sa première tentative est finalement arrivée à la 117e minute par Lionel Messi.
Ferran Torres délivre toute une nation
La résistance argentine a finalement cédé à la 107e minute. Entré en cours de jeu, Ferran Torres a profité d’une nouvelle offensive espagnole pour inscrire l’unique but de la finale.
L’attaquant devient ainsi le deuxième remplaçant de l’histoire à marquer le but victorieux d’une finale de Coupe du monde. Le précédent exploit appartenait à Mario Götze, auteur du but décisif contre l’Argentine en 2014.
Cette réalisation récompense la domination constante de l’Espagne, qui a contrôlé la rencontre jusqu’au coup de sifflet final.
Rodri sacré meilleur joueur du Mondial
Le capitaine espagnol Rodri a conclu une compétition exceptionnelle en remportant le Ballon d’Or du tournoi. Le milieu de terrain de Manchester City a incarné le véritable chef d’orchestre de la Roja.
Présent lors des huit rencontres, il a disputé 819 minutes. Il a réussi 803 passes avec une précision de 94 %. Rodri a également tenté sept frappes et affiché un taux de réussite de 94 % dans ses interventions défensives au milieu du terrain.
Cette distinction récompense son influence permanente dans le jeu espagnol tout au long de la compétition.
Une défense historique pour un champion du monde
L’un des principaux atouts de l’Espagne reste sa solidité défensive. La Roja n’a encaissé qu’un seul but durant ses huit rencontres du tournoi.
Aucun champion du monde n’avait terminé une édition avec un bilan défensif aussi performant. Cette rigueur a constitué la base du succès espagnol tout au long de la compétition.
L’Espagne prolonge également son incroyable série d’invincibilité. Elle reste désormais sur 38 matches sans défaite toutes compétitions confondues, un record historique pour une sélection européenne ou sud-américaine.
Une finale difficile pour l’Argentine
Championne du monde en titre, l’Argentine quitte la compétition avec une immense déception. L’Albiceleste termine vice-championne du monde pour la quatrième fois de son histoire après 1930, 1990 et 2014.
La rencontre restera aussi dans les statistiques. L’Argentine devient la première sélection de l’histoire à ne tenter aucun tir durant les 90 minutes d’une finale de Coupe du monde.
La soirée s’est encore compliquée avec l’expulsion d’Enzo Fernández, devenu le sixième joueur exclu dans une finale mondiale. Trois des six cartons rouges recensés concernent désormais des joueurs argentins.
Lionel Messi disputait, à 39 ans et 25 jours, sa troisième finale de Coupe du monde après celles de 2014 et 2022. Seul Cafu avait auparavant atteint ce total chez les hommes.
La jeunesse espagnole écrit déjà l’histoire
L’Espagne a également marqué cette finale grâce à sa nouvelle génération. Lamine Yamal, âgé de 19 ans et six jours, devient le troisième plus jeune joueur à participer à une finale de Coupe du monde.
À ses côtés, Pau Cubarsí, 19 ans également, permet à l’Espagne de devenir la première sélection à aligner deux adolescents dans une finale mondiale.
Cubarsí a aussi signé une prestation remarquable avec 121 passes réussies. Rodri en a ajouté 101. Depuis 1966, seuls ces deux Espagnols et le Brésilien Dunga en 1994 ont dépassé les 100 passes réussies lors d’une finale.
Une deuxième étoile qui confirme la renaissance espagnole
Le parcours espagnol illustre parfaitement la force collective de cette génération. La Roja avait pourtant débuté son Mondial par un match nul (0-0) face au Cap-Vert. Elle est devenue la deuxième championne consécutive à ne pas gagner son premier match avant de soulever le trophée.
Avec ce deuxième sacre après celui de 2010, l’Espagne rejoint désormais le cercle des nations doubles championnes du monde. Seule l’Angleterre demeure parmi les anciens vainqueurs avec un unique titre mondial.
Cette édition 2026 restera comme celle d’une équipe dominante, spectaculaire et d’une remarquable maîtrise tactique. Face à une Argentine privée de solutions, l’Espagne a imposé sa loi jusqu’au bout et s’installe durablement parmi les plus grandes sélections de l’histoire du football. algerie.football
