Mondial 2026 : L’Algérie prend la porte sans gloire face à la Suisse, naufrage tactique de Petkovic
L’aventure s’arrête net pour l’équipe d’Algérie. Les Verts quittent la compétition au stade des 16es de finale. Ils se sont inclinés sur le score de 2-0 face à la Suisse. Pourtant, cette formation n’a rien d’un foudre de guerre. Souvenons-nous que cette même équipe avait buté sur le Qatar en poules.
Ce mercredi, les Suisses ont montré un redoutable opportunisme. Ils ont parfaitement joué sur les faiblesses béantes de la sélection algérienne. Le constat est amer. L’Algérie a tout simplement offert la victoire à son adversaire. Les joueurs ont refusé de se donner à fond.
Les hommes de Vladimir Petkovic n’ont rien tenté de concret. Ils ont produit un jeu désespérément brouillon et stérile. Les Suisses sont restés lucides. Ils ont laissé jouer les Algériens. Ils attendaient simplement la faute technique ou l’erreur de concentration.
Des erreurs individuelles fatales
Le piège s’est refermé dès la 10e minute. L’action débute par une reprise complètement ratée d’Houssam Aouar au point de penalty. Ce joueur s’est montré une fois de plus inutile. Dans la continuité, Farès Chaïbi perd un ballon crucial au milieu de terrain.
La sanction est immédiate. La Suisse enclenche une attaque éclair. Vargas se joue facilement de Mandi et sert Embolo. L’attaquant helvétique pousse le ballon dans les filets de Luca Zidane. Le duo Bensebaïni – Aït Nouri reste tragiquement complice et apathique.
Menés contre le cours du jeu, les Verts sombrent dans l’approximation. Les tentatives sont timides et mal exécutées. On note la frappe écrasée de Chaïbi et le tir mal cadré de Maza.
Un retour des vestiaires catastrophique
Le coup d’envoi de la seconde période est fatal. Après 50 secondes, Bensebaïni rate sa passe vers Aït Nouri. Benghali enchaîne avec un très mauvais renvoi. Dan Ndoye en profite immédiatement. Depuis l’entrée de la surface, il décoche une frappe hors de portée de Zidane.
À 2-0, l’équipe est totalement anesthésiée. Mahrez offre la seule étincelle, idéalement servi par Belghali. Cependant, l’ailier tire plein axe sur le défenseur Denis Zakaria. Le côté gauche du gardien était pourtant grand ouvert.
Dès lors, la Suisse se contente de gérer son avance. Elle n’hésite pas à casser le rythme en exagérant les blessures. Granit Xhaka a notamment fait son cinéma habituel.
Les changements algériens ne changent rien. Hicham Boudaoui écope d’un carton jaune sur son premier ballon. L’entrée d’Anis Hadj Moussa n’apporte strictement rien. Le naufrage aurait pu être bien pire. Zidane a sauvé l’Algérie de deux buts supplémentaires en fin de match.
Le bilan chaotique de Vladimir Petkovic
Le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, porte l’entière responsabilité de cette élimination. Le duo Mandi – Bensebaïni est complètement à la ramasse. Toutes les équipes connaissent cette faiblesse défensive. Pourquoi s’obstiner avec cet axe central ? Pendant ce temps, Zinedine Belaïd chauffe inexplicablement le banc de touche.
Le schéma tactique de Petkovic pose également question. Aligner Ibrahim Maza comme attaquant de pointe relève du non-sens. Son véritable profil est de créer le jeu. C’est un pur numéro 10.
Les choix des hommes sont tout aussi condamnables. Houssam Aouar n’apporte absolument rien à l’équipe. Ramiz Zerrouki rend constamment le ballon à l’adversaire. Il multiplie les mauvaises passes et les fautes évitables. Rayan Aït Nouri n’est pas en reste. Il multiplie les fautes et s’enferme dans une improvisation stérile. Cela empêche toute construction collective.
Le bilan de Petkovic est tout simplement chaotique. L’équipe ne progresse plus. Il n’a rien construit de durable. La défense, le milieu et l’attaque sont en friche. Le poste de gardien reste un vaste chantier. Face à ce désastre, il doit rendre le tablier.
Clap de fin pour Riyad Mahrez
Cette débâcle marque la fin d’une époque glorieuse. Le capitaine de l’équipe nationale, Riyad Mahrez, a officiellement annoncé sa retraite internationale.
« Ce match est mon dernier avec la sélection. » L’ancien joueur de Manchester City l’a déclaré en zone mixte.
Le capitaine des Verts a analysé la rencontre avec amertume. Les deux buts encaissés sur des erreurs défensives ont considérablement compliqué la tâche. Il a toutefois retenu un point positif de ce Mondial. L’équipe a réussi son passage au second tour. Cependant, la fébrilité défensive a empêché de nourrir des ambitions plus élevées.
C’est ainsi que se tourne une page monumentale. L’aventure de Mahrez a débuté en 2014. Elle reste marquée par le sacre à la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Il compte aussi deux participations à la Coupe du Monde.
Son bilan statistique est impressionnant. Il totalise 119 sélections, 40 buts inscrits et 45 passes décisives. Riyad Mahrez quitte la scène internationale en véritable légende. Son immense talent aura fait rêver toute une nation. algerie.football
