Après le sacre de la Roja : L’Argentine quitte le Mondial par la petite porte après une série de dérapages
Depuis leur premier match du Mondial face à l’Algérie, les coéquipiers de Lionel Messi ont mis tout le monde d’accord, mais pas de la manière espérée. Au lieu de briller par leur football, les Argentins ont multiplié les polémiques, culminant avec des scènes d’une rare violence lors de la finale.
Un parcours entaché par la brutalité et la complaisance de la VAR
Dès leur entrée en lice face aux Verts, le ton était donné. Cette équipe d’Argentine pratique un jeu physique, souvent à la limite, et malheureusement entaché de fautes vicieuses. Le tout, avec une complaisance flagrante des arbitres de la VAR. Hadj Moussa et Brahim Maza en savent quelque chose, après avoir reçu chacun un coup de coude non sanctionné à sa juste valeur. Nicolas Tagliafico, Leandro Paredes, Enzo Fernandez et Alexis Mac Allister, pour ne citer qu’eux, se sont érigés en véritables rois de la faute vicieuse tout au long du tournoi. Ce sont des images bien tristes à voir pour une équipe de ce standing.
Une fin de finale en forme de pugilat
Au coup de sifflet final de la finale remportée par l’Espagne (1-0, a.p.) ce dimanche 19 juillet, la frustration a laissé place à la violence. L’Argentin Leandro Paredes s’est précipité sur le défenseur espagnol Éric Garcia, le projetant violemment au sol avant de tenter de l’empoigner par le cou quand celui-ci s’est relevé. L’ancien milieu du PSG, qui évolue désormais à Boca Juniors, ne s’est pas arrêté là. Il s’est ensuite rué sur Gavi, le balançant à son tour sur la pelouse du MetLife Stadium avant de lui asséner un coup violent.
Ces images peu réjouissantes ont d’abord échappé à la réalisation télévisée, naturellement focalisée sur la joie de la Roja. Ce n’est qu’ensuite, via des vidéos filmées par des spectateurs en tribunes et diffusées sur les réseaux sociaux, que l’ampleur de la séquence a été révélée.
Pourquoi un tel accès de rage ? Tout est parti d’un premier incident initié par Nahuel Molina, auteur d’un coup dans le thorax sur Rodri alors que ce dernier courait vers ses coéquipiers pour célébrer le titre. Paredes a alors surgi pour en découdre au moment où l’Espagnol revenait vers Molina pour demander des explications. Pour l’ensemble de son œuvre, Paredes — déjà averti six minutes seulement après son entrée en jeu et passé tout près d’un second jaune dans la foulée — a reçu un carton rouge direct de la part de l’arbitre après la rencontre. Il risque désormais une très lourde suspension.
Le mépris total lors de la remise du trophée
Le manque de classe de l’Albiceleste s’est poursuivi jusque sur le podium. Le pire reste sans doute l’attitude des Argentins lors de la remise du trophée : ils ont ostensiblement tourné le dos à l’équipe espagnole. L’ensemble des coéquipiers de Lionel Messi a profité de ce moment pour regarder ses supporters dans les tribunes plutôt que de faire face aux vainqueurs, comme il est d’usage de le faire. Une attitude d’autant plus mesquine que, quelques minutes plus tôt, toute l’équipe espagnole leur avait réservé une haie d’honneur.
Un comportement déplorable parfaitement résumé par le quotidien britannique The Telegraph : « Football 1, Criminels 0 ». Du côté des vainqueurs, on préfère retenir l’essentiel tout en glissant un tacle appuyé et mérité. « Cela ne nous importe peu au final », a réagi Dani Olmo ( qui a reçu une gifle) à l’issue du match au micro de RMC Sport. « Je crois que c’est aussi important les valeurs que tu veux transmettre vers l’extérieur. Nous sommes des exemples pour plusieurs générations, pour beaucoup d’enfants et je crois qu’eux aussi doivent être un exemple pour tout. » Une leçon de football sur le terrain, et une leçon de savoir-vivre en dehors. algerie.football
