Mondial 2026 : La leçon de grinta de l’Égypte face à l’Argentine met à nu le naufrage de l’Algérie
Il y a des matchs qui marquent l’histoire d’une compétition, non pas seulement par leur résultat, mais par l’âme qui s’en dégage. La confrontation entre l’Égypte et l’Argentine lors de cette Coupe du Monde 2026 restera dans les mémoires comme un modèle de combativité. Surtout, elle agit aujourd’hui comme un miroir grossissant, révélant au grand jour le désert immense qui sépare la prestation héroïque des Pharaons de celle, fantomatique, des joueurs algériens face à ces mêmes Argentins lors du premier match de la phase de groupes.
L’Égypte héroïque face à l’Albiceleste et à l’arbitrage
Les joueurs égyptiens ont donné une véritable leçon de football au monde entier, et plus particulièrement aux autres nations africaines. Face à une grande nation argentine, fidèle à son jeu agressif, parfois à la limite du vicieux, les Pharaons n’ont jamais endossé le costume de la victime expiatoire. Ils ont mouillé le maillot, joué sans aucun complexe, et regardé les champions du monde en titre droit dans les yeux.
Pourtant, les obstacles ne manquaient pas, à commencer par un arbitrage particulièrement controversé. Le Français François Letexier et son équipe à la VAR ont fait preuve d’une sévérité flagrante à l’encontre des Égyptiens. De nombreuses actions de jeu litigieuses méritaient un revisionnage, mais la technologie n’a curieusement été sollicitée que lorsque cela arrangeait les affaires de l’Albiceleste. Une situation qui a fait bondir de nombreux observateurs, à l’image de l’ancien international anglais Alan Shearer, qui n’a pas mâché ses mots :
« Le match Égypte-Argentine est une mise en scène. Si la FIFA veut offrir le titre de la Coupe du monde à Messi, qu’elle le lui donne, et que les autres joueurs rentrent chez eux. »
Le naufrage algérien : Des selfies plutôt que de la compétition
Si l’Égypte a prouvé qu’il était possible de bousculer cette équipe d’Argentine — tout comme le Cap-Vert l’a d’ailleurs brillamment démontré —, la prestation de l’Algérie n’en paraît aujourd’hui que plus honteuse. Le contraste est saisissant. Sous la houlette d’un Vladimir Petkovic totalement hors sujet sur le plan tactique, les Fennecs ont développé un jeu d’une stérilité affligeante.
Mais le plus grave n’est peut-être pas tactique ; il est psychologique. Les joueurs algériens ont semblé atteints moralement avant même le coup d’envoi, tétanisés à l’idée de jouer contre Lionel Messi et ses camarades. Là où les Égyptiens sont venus pour jouer crânement leurs chances, sans l’ombre d’un doute, on a eu l’amère impression que certains internationaux algériens étaient partis en Coupe du Monde uniquement pour faire des selfies avec La Pulga. Un manque d’ambition et de grinta impardonnable à ce niveau de la compétition.
Le fantôme des glorieuses générations des Verts
En livrant une telle non-prestation, les Verts de 2026 ont triché avec leur propre héritage. Ils n’ont pas été à la hauteur de l’histoire de leur sélection. Comment ne pas repenser avec nostalgie à la génération exceptionnelle des années 80 ? Les Belloumi, Madjer, Assad et leurs coéquipiers avaient surpris le monde entier par leur envie, leur immense technicité, et cette fameuse grinta. On se souvient de leur résistance acharnée face au grand Brésil lors de la Coupe du Monde 1986, où ils ne s’étaient inclinés que sur le score étriqué de 1-0, ratant même ce jour-là deux occasions nettes qui auraient pu faire vaciller la Seleção.
Et comment ne pas évoquer la bande à Vahid Halilhodžić lors du Mondial 2014 ? Les Feghouli, Brahimi, Slimani, Halliche, Djabou et leurs camarades avaient fait jeu égal avec la puissante Mannschaft allemande, l’emmenant jusqu’aux prolongations lors d’un 8e de finale devenu légendaire. Ces générations-là refusaient la défaite avant de l’avoir combattue.
Aujourd’hui, l’Égypte a rappelé à l’Algérie ce que signifie honorer son maillot en Coupe du Monde. Une remise en question profonde s’impose pour des Fennecs qui ont oublié que le respect sur la scène internationale ne s’obtient pas par le prestige des adversaires que l’on croise, mais par le courage qu’on leur oppose. algerie.football
